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Lettres

2 min de lecture

Lettre : ce que j’ai lu en août

Un mois avec moins de trains et plus de temps au jardin : trois livres finis, un abandonné, et une note sur la lecture lente quand il fait chaud.

Août est le mois le plus calme à la maison d’édition, et je n’ai pris le train que quatre fois. La lecture est passée au jardin, où elle est plus lente, parce qu’il y a toujours une raison de lever les yeux.

  • Un balcon en forêt, de Julien Gracq. Un blockhaus dans les Ardennes, l’attente, la forêt. Écrit avec une telle intensité que je ne pouvais en lire que dix pages à la fois. Je l’ai fini en trois semaines et je ne l’aurais pas voulu plus vite.
  • L’Art de marcher, de Rebecca Solnit. Une histoire de la marche que je voulais lire depuis des années. Les chapitres sur la marche en ville m’ont donné le début d’un essai sur le canal, qui paraîtra peut-être ici à l’automne.
  • Stoner, de John Williams. Une relecture, la quatrième. Chaque fois, je remarque une bonté différente.
  • Un roman abandonné à la page quatre-vingt-dix. Je ne le nommerai pas, car la faute tenait probablement à la météo.

Lire dans la chaleur m’a appris ce que mes carnets savaient déjà. Je lis mieux en séances courtes qui ont une fin nette, et au jardin il n’y a pas de Montauban où arriver. J’ai donc commencé à régler un minuteur sur trente minutes, ce qui m’a paru ridicule pendant deux jours environ, puis m’a rappelé le train.

Septembre ramène l’horaire, et avec lui le 7 h 52. Le premier livre de train de l’automne est déjà dans mon sac : un recueil d’essais assez courts pour être finis avant Montauban.

Comme toujours, les réponses à cette lettre m’arrivent directement. Deux des livres de ce mois étaient des suggestions de lecteurs, et je les en remercie.

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